Les suites du séisme du 12 janvier 2010 – la reconstruction

Après les cyclones, les tornades et les ouragans qui frappent Haïti trop souvent, il y a eu le 12 janvier 2010. Ce jour là Haïti a vécu un tremblement de terre dont nous avons tous entendu parler.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

A Port au Prince, la capitale, les choses ont peu évolué. Beaucoup d’ Haïtiens vivent encore sous des bâches, morceaux de plastique, tentes, dans des conditions inhumaine.

La pauvreté, la pollution, la chaleur et de fortes pluies, les maladies, choléra et autres, depuis 20 mois les Haïtiens souffrent, ils ne pourront pas en subir plus, plus longtemps. Seul le déblaiement des gravats est fait, on ne voit toujours pas de reconstruction.

Des maisons ont été réparées individuellement lorsque leurs propriétaires ont de la famille à l’étranger qui leur envoie de l’argent.

Plusieurs écoles ont également été reconstruites, trop souvent provisoirement, grâce à des associations avec lesquelles elles étaient en lien avant le séisme.

A Jacmel, la situation est identique à celle de Port au Prince.

A Ternier, zone de la commune de La Vallée soutenue par l’Association Ti ‘Moun, les dons que nous avons reçus ont servi à l’aide d’urgence (produits alimentaires, médicaments, soins,..) ainsi qu’à la reconstruction ou à la réparation de maisons.

A ce jour 60 maisons de 24m2 et 2 classes pour le Jardin d’Enfants de la Maison du Bonheur sont terminées  et de nombreuses réparations ont été effectuées – escalier et consolidation de plafonds pour l’Ecole Secondaire, pans de murs, tôles,… pour des maisons particulières.

Grâce à la subvention du Conseil Général de la Manche la construction de 2 classes pour l’Ecole Primaire de Lavial (zone de La Vallée) est en cours.

Des fiches techniques ont été élaborées pour chaque maison reconstruite. Ce fiches techniques permettent de connaître le coût exact de la reconstruction et des déterminer l’affectation des nombreux dons que nous avons reçu. Ces fiches techniques sont également à la disposition de tous.

Il faut 650 parpaings (fabriqués à la main) par maison, et bien souvent ces maisons sont situées dans des zones éloignées, isolées et uniquement accessibles à pied. Les parpaings sont donc arrivés sur la tête, deux par deux à chaque rotation et sous un soleil de plomb. Le ciment et l’eau sont arrivés de la même manière.

Afin de leur donner un air un peu plus pimpant nous envisageons de peindre les maisons reconstruites ; le chiffrage de ce projet est en cours . le sable sera fournit par le propriétaire.

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